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La vidéoprotection: un atout pour votre tranquillité
Entretien du service communication avec M. le Maire
"Service communication : Je me fais l’interprète des habitants qui questionnent sur un projet communal. Vous avez annoncé lors de la cérémonie des vœux communaux et dans le bulletin municipal notamment, que bientôt il y aurait des caméras de vidéo protection dans Laventie… Est-ce que ce projet est bien dans les tuyaux… ? M. le Maire : Oui, il est même en phase de concrétisation. Nous avons effectivement décidé de protéger plusieurs secteurs de Laventie, pour éviter les actes de vandalisme gratuits et plus particulièrement les destructions de biens publics qui pèsent sur le budget de la Commune. La vidéo protection permettra aussi d’obtenir un maximum de données sur des délinquances plus ou moins perceptibles comme l’escalade de bâtiments publics avec dégradations… l’ivresse publique, l’usage de stupéfiants… S.C. : M. le Maire, quels sites pensez-vous équiper plus particulièrement ? M. le Maire : Plusieurs sites sont à protéger : d’une part le pourtour de la salle des fêtes, celui de la salle de sports, et de l’église pour le vandalisme et la dégradation des biens, et d’autre part, la place de la Mairie avec le carrefour et l’entrée du Collège pour les autres problèmes que l’on peut y rencontrer. S.C. : Ce projet est-il vraiment nécessaire ? M.le Maire : Si vous pensez que « laisser faire et dépenser de l’argent et de l’énergie pour réparer chaque semaine ce qui est détruit la semaine suivante est bien pour notre ville, alors, il ne faut surtout rien faire. Par contre, si vous pensez qu’il n’est pas tolérable que l’on détruise le bien commun, et qu’on manque de respect au personnel et à tous ceux qui essaient de rendre notre environnement plus agréable, alors il faut agir, et faire cesser les exactions qui peuvent dégénérer et aboutir à des incidents plus graves encore… S.C. : Ne peut-on recruter un policier municipal, plutôt que de poser des caméras ? M. le Maire : Recruter un policier municipal ne suffirait pas… il en faudrait deux voire trois pour couvrir toutes les périodes de l’année (semaine, week-ends, congés, repos, etc…). Le budget communal ne pourrait supporter une telle dépense qui nécessite également des moyens (véhicule, équipements, bureau…). De plus, les vandalismes et destructions de biens publics ont lieu la nuit… Or, les polices municipales ne peuvent intervenir de nuit… La caméra ne remplace certes pas l’homme, mais elle est une solution, a fortiori soutenue financièrement par l’Etat. S.C. : Les caméras peuvent-elles réellement aider à résorber la petite délinquance évoquée ? M. le Maire : En fait, lors de la découverte d’un problème, la vidéo (filmée en très haute définition) sera d’abord visionnée par nos services et exploitée ensuite par la gendarmerie. L’intérêt majeur de la vidéo est sa reconnaissance par les tribunaux pour caractériser le flagrant délit. S.C. : En clair, les auteurs des méfaits risquent en définitif de ne plus passer entre les mailles du filet… M. le Maire: Tout à fait ; cela permettra également à la Ville de porter plainte et de se constituer partie civile sans équivoque pour demander la réparation des préjudices causés par les auteurs, puisqu’à ce jour nous avons très peu de témoignages retenus pour ces actes. S.C. : En somme, en plus des délinquants, tous les gens de passage sur ces sites seront donc désormais filmés 24 heures sur 24 et ne le suspecteront même pas… M. le Maire: Non, la loi prévoit la pose de panneaux d’information sur les sites vidéo protégés… ce qui sera fait en même temps que la pose des caméras. S.C. : Pourquoi des caméras… A part la Police Municipale, ne peut-on défendre les biens publics par d’autres moyens ? M.le Maire : Depuis de nombreuses années nous nous employons à protéger au maximum le bien public. Nous avons dépensé beaucoup d’argent pour clôturer et équiper de barrières la plupart des sites… N’oublions pas que les adjoints effectuent les ouvertures et fermeture de nombreux sites, matin et soir, pour éviter le maximum de problèmes… J’avoue d’ailleurs que c’est parfois un peu risqué pour eux, et d’ailleurs je les remercie pour leur dévouement quotidien… mais on ne peut leur demander encore plus… je connais peu de communes où les élus sont sollicités de la sorte… S.C. : Si je comprends bien, la pose des caméras est une solution ultime à des problèmes qui ont déjà été résolus partiellement à Laventie ? M. le Maire : Oui, la protection des biens est bel et bien effective sur de nombreuses zones à Laventie, mais la délinquance évolue, et nous devons nous aussi évoluer pour faire cesser ces actes délictueux qui empestent notre vie de tous les jours et qui sont le fait de quelques personnes isolées. En fait, notre dossier pour la vidéo protection a été lancé il y a plus d’un an, sur la demande expresse de la gendarmerie qui a souhaité que nos villes s’équipent de la sorte pour lutter contre la petite délinquance. Nous avons tout d’abord effectué une étude de sûreté avec un expert nommé par le Préfet… et celui-ci nous a donné ses préconisations sur les moyens de protéger les sites incriminés… D’ailleurs, au passage, sachez qu’il a félicité nos démarches de pose de la barrière à l’entrée du site de la déchetterie qui a fait disparaître les dépôts sauvages, tout comme celle posée avec la collaboration du L.T.O. à l’entrée du 13-15 : ces deux équipements s’avèrent efficaces, appropriés aux risques et moins couteux que des caméras. S.C. : Pour les autres sites, pourquoi ne pas avoir choisi des solutions moins coûteuses que les caméras ? M. le Maire : L’étude de sûreté a reconnu également que les autres sites ne peuvent ni être fermés, ni éclairés davantage, pour dissuader les délinquants… En conséquence, elle a abouti à la solution des caméras pour équiper les zones que j’ai indiquées plus haut. S .C. : Quel est le coût d’un tel investissement ? M. le Maire : Nous n’avons pas fait n’importe quoi… Nous avons confié l’étude du projet d’équipement à une société spécialisée qui a rédigé le cahier des charges. Lors de la consultation, nous avons reçu d’excellentes propositions, et c’est finalement la société ADICAM de Lillers qui a remporté le marché quant à la qualité de son projet et au prix de la prestation. Le projet coûte : 26.236 €uro H.T. (nous récupérerons la T.V.A. en 2013) et nous avons obtenu une subvention de l’Etat de 10.494 €uro. S.C. : Quand sera posé ce nouveau dispositif ? M. le Maire : Il aurait dû être posé fin décembre, mais nous sommes victimes d’un des effets pervers de la mondialisation… les disques durs qui stockent les données vidéos sont fabriqués en Thaïlande (leader mondial…) et après les inondations catastrophiques, il est apparemment un peu complexe pour être livré… Les caméras seront opérationnelles dans les jours qui viennent. S.C. : Merci Monsieur le Maire d’avoir répondu à nos interrogations sur ce projet qui nous touche de près, puisque désormais chaque jour à Laventie, nous pouvons être filmés, mais les délinquants aussi… . Nous espérons que ces nouveaux outils seront efficaces. M. le Maire : Ils le seront, si la population défend elle aussi son patrimoine public, en informant rapidement la gendarmerie de toute suspicion de vandalisme ou de destruction de bien public... Car les caméras ne sont pas « la » solution, mais « un » moyen supplémentaire de lutte contre la petite délinquance… Néanmoins, ne dramatisons pas… Laventie est toujours une ville tranquille où il continue de faire bon vivre."

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